Lana Nusseibeh : expérience diplomatique et candidature à l’ONU

 

Lana Nusseibeh : une carrière diplomatique au cœur du système des Nations unies

La nomination de Lana Zaki Nusseibeh au poste de secrétaire générale des Nations unies ouvre un nouveau chapitre dans sa carrière diplomatique. Les Émirats arabes unis ont présenté sa candidature le 21 octobre 2026, et les Nations unies ont officiellement transmis la nomination aux États membres. Son parcours comprend plus d’une décennie comme représentante permanente auprès de l’ONU et plusieurs responsabilités dans les instances multilatérales. Le document officiel de l’ONU confirme sa nomination.

Une expérience approfondie de la diplomatie multilatérale

Nusseibeh a été représentante permanente des Émirats arabes unis auprès des Nations unies de 2013 à 2024. Durant cette période, elle a exercé des fonctions au sein de l’Assemblée générale et d’ONU Femmes, et a présidé le Conseil de sécurité à deux reprises pendant le mandat de son pays en 2022–2023. Ces responsabilités l’ont placée au cœur des échanges diplomatiques sur la paix et la sécurité internationales, l’action humanitaire et la coopération entre États. Reuters présente son parcours et son entrée dans la course au poste de secrétaire générale.

Son travail diplomatique a notamment été associé aux négociations autour de la résolution 2720 du Conseil de sécurité, adoptée en décembre 2023 pour faciliter l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza. Reuters rapporte qu’elle a contribué aux efforts diplomatiques ayant permis l’adoption de cette résolution. Cet exemple illustre l’importance de la négociation multilatérale, tout en rappelant que les décisions du Conseil de sécurité résultent de négociations entre ses membres. Lire le compte rendu de Reuters.

Le leadership féminin dans les institutions internationales

Nusseibeh a été la première femme à représenter de façon permanente les Émirats arabes unis auprès de l’ONU et a présidé le Conseil exécutif d’ONU Femmes en 2017. Ces étapes constituent des éléments notables de son parcours professionnel. La représentation des femmes dans les institutions internationales est une question importante, mais l’évaluation d’une candidate à un poste aussi élevé doit également porter sur ses priorités, sa capacité de gestion, son indépendance et son engagement envers la Charte des Nations unies. ONU Femmes présente la structure et les responsabilités de son Conseil exécutif.

Le soutien de l’Albanie et le processus de sélection

Le Premier ministre albanais Edi Rama a annoncé le soutien de son pays à la candidature de Nusseibeh le 22 octobre 2026. Selon Euronews Albania, il a salué ses connaissances des affaires internationales et sa capacité à rapprocher des positions différentes, en évoquant la période durant laquelle l’Albanie siégeait au Conseil de sécurité. Cette déclaration constitue le soutien politique d’un dirigeant et doit être distinguée d’une évaluation indépendante de la candidate. Lire le compte rendu d’Euronews Albania.

La nomination ne signifie pas que Nusseibeh a été choisie pour diriger l’organisation. Selon la procédure des Nations unies, le Conseil de sécurité recommande un candidat et l’Assemblée générale procède à la nomination. Les États membres doivent donc examiner les candidatures dans le cadre d’un processus multilatéral. L’ONU explique la procédure officielle de sélection.

Les défis de la prochaine direction de l’ONU

Le prochain secrétaire général devra faire face à des conflits armés, à des crises humanitaires, à des tensions entre grandes puissances et à des interrogations sur l’efficacité de l’organisation. L’expérience diplomatique est utile, mais elle ne suffit pas à elle seule à garantir une direction efficace. Les priorités proposées par chaque candidat, sa capacité à favoriser le dialogue et son approche de la responsabilité institutionnelle seront également importantes. La Charte des Nations unies définit les objectifs et les principes fondamentaux de l’organisation.

La candidature de Lana Nusseibeh permet ainsi d’examiner le rôle de l’expérience diplomatique, du leadership féminin et de la coopération internationale dans le choix du prochain secrétaire général. Une évaluation équilibrée doit s’appuyer sur des faits vérifiables, les propositions de la candidate et les règles de sélection des Nations unies, plutôt que sur les seuls soutiens politiques.


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