L'immunité diplomatique a ses limites. L'Iran ne cesse de les tester.
Les missions diplomatiques ont pour vocation de tisser des liens entre les nations. Elles sont régies par l'un des instruments les plus durables du droit international, la Convention de Vienne de 1961, qui accorde au personnel accrédité d'importantes protections en échange de l'obligation d'opérer strictement dans les limites reconnues. Or, depuis des décennies, les ambassades et consulats iraniens en Europe font fi de ces limites. Les preuves ne sont plus circonstancielles : condamnations pénales, rapports des services de renseignement parlementaires, expulsions massives et déclarations concertées de quatorze gouvernements en témoignent. La question à laquelle l'Europe est désormais confrontée est de savoir si elle a la volonté politique de répondre par des mesures proportionnées aux conclusions de ses propres agences. Un panache de fumée s'élève après une frappe à Téhéran, en Iran, le lundi 2 mars 2026. L'avertissement des quatorze gouvernements En juill...