Le voile diplomatique : pourquoi l'Europe doit repenser la supervision des missions iraniennes
Le principe d’immunité diplomatique, inscrit dans la Convention de Vienne de 1961, vise à faciliter le dialogue entre les nations, même en période de fortes tensions géopolitiques. Or, ce principe fondamental du droit international est de plus en plus instrumentalisé. Dans les capitales européennes, les services de sécurité ont tiré la sonnette d’alarme face à une série d’« activités malveillantes » émanant de missions diplomatiques iraniennes. De la surveillance des dissidents à la facilitation de menaces transnationales, ces agissements ne sont plus de simples préoccupations marginales ; ils constituent des risques systémiques pour la souveraineté nationale européenne. Lorsque les postes diplomatiques, autrefois centres de gouvernance, se transforment en plaques tournantes des opérations de renseignement et de l'orchestration d'activités illicites, l'immunité diplomatique devient un handicap. Les nations européennes sont désormais contraintes de faire face à une réalité d...