Etrangers agressés, migrants abandonnés dans le désert en Tunisie : pourquoi la communauté internationale ne réagit pas
La situation des personnes migrantes subsahariennes en Tunisie reste alarmante après la vague de rafles et de déplacements forcés qui a eu lieu début juillet. Le silence de la communauté internationale et l’absence de sanctions inquiètent. Tout a commencé par un discours du président tunisien, Kaïs Saïed, le 21 février 2023, dénonçant l'arrivée de "hordes de migrants clandestins” , fruit d’une "entreprise criminelle pour changer la composition démographique de la Tunisie” et estomper son caractère "arabo-musulman" . Il a également appelé à des "mesures urgentes" pour lutter contre la présence des exilés venant d'Afrique subsaharienne, pour beaucoup présents et travaillant à Sfax, capitale économique et point de départ des bateaux clandestins vers l'Europe. Un discours raciste et xénophobe qui a légitimé les violences commises par des Tunisiens à l’encontre d’immigrés noirs mais aussi de Tunisiens noirs, pris à partie lors d’agressions...