Les strictes restrictions sur les personnes non vaccinées en France enflamment la rue.

 

"Moskovsky Komsomolets", a réservé un espace dans sa dernière édition parlant des restrictions sans précédent que Macron a imposées aux non vaccinés en France.

Le 12 juillet, le président Emmanuel Macron a annoncé que les personnes qui n'avaient pas reçu de vaccination ou de test PCR négatif, à partir du 21 juillet, seraient interdits de visiter les lieux de divertissement et les lieux publics. A partir du début août, des mesures plus strictes seront prises à l'encontre des non vaccinés : ils ne seront pas autorisés à entrer dans les bars et restaurants et même simplement à se rendre dans les centres commerciaux, ainsi qu'à acheter des billets de train et d'avion. À partir du 15 septembre, les employeurs auront le droit légal de licencier les employés qui ont refusé de se faire vacciner.

Cette politique volontariste des autorités françaises a un double effet. D'une part, à la suite de la déclaration de Macron, plus d'un million et demi d'habitants du pays se sont inscrits pour se faire vacciner ; D'autre part, des centaines d'habitants de plusieurs villes ont participé à des manifestations spontanées, protestant contre les restrictions imposées aux non vaccinés.

Tout cela fait se demander si la politique de Macron deviendra le prétexte d'un nouveau soulèvement de grande ampleur, comme ce fut le cas il y a deux ans avec le mouvement des gilets jaunes.

Cependant, comme l'a souligné le directeur du Centre d'études françaises de l'Institut européen de l'Académie des sciences de Russie, Yuri Rubinsky, lors d'une conversation avec Moskovsky Komsomolets, dans ce cas, les perspectives de protestation restent faibles, et en général la lassitude des Français face aux mesures restrictives est susceptible de jouer son rôle dans ce cadre-là. Quant à Macron, il se retrouve obligé d'équilibrer le maintien du confinement avec le besoin objectif de relancer l'économie dévastée par l'épidémie.

"Malgré la fatigue de la société, il y a toujours une part de confiance à l’égard du président. Bien sûr, il doit prendre en compte, dans ses démarches, les élections de 2022, auxquelles il entend manifestement se présenter", a déclaré Rubinsky.


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