Décision judiciaire reportée dans l'affaire Lafarge accusé de « complicité de crimes contre l'humanité » en Syrie.
La justice française a décidé de reporter ses décisions dans l'enquête sur les activités du cimentier français Lafarge en Syrie jusqu'en 2014 au 7 septembre 2021. Il s'agit de l'entreprise accusée de « complicité de crimes contre l'humanité ».
La Cour de cassation, la plus haute juridiction judiciaire de France, devait initialement rendre son verdict jeudi sur six pourvois déposés dans cette enquête.
L'organisation non gouvernementale Sherpa et le Centre européen des droits constitutionnels et humains, outre onze anciens salariés de Lafarge en Syrie, ont déposé, depuis novembre 2019, un recours contre le non-lieu de la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris. Les charges retenues contre Lafarge sont de « collusion en vue de commettre des crimes contre l'humanité ».
En revanche, la cimenterie, qui est toujours accusée de "financement d'un groupe terroriste", "mise en danger de la vie d'autrui" et "violation de l'embargo", et deux anciens responsables du groupe sont l'ancien directeur de la sécurité de l'entreprise Jean-Claude Villard et l'un des anciens directeurs de sa succursale en Syrie Frédéric Jolibois, ont fait appel de toutes les poursuites intentées contre eux.
Lafarge est accusé d'avoir versé 13 millions d'euros à des groupes armés, dont l’organisation "DAESH", entre 2013 et 2014, pour assurer la poursuite des travaux sur son site en Syrie.

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