Macron annonce le lancement d'un "dialogue national" sur le système judiciaire en septembre prochain.
Emmanuel Macron a annoncé le lancement d'un "dialogue national global" sur l'avenir de la justice et les problèmes qu'elle connaît à partir septembre prochain. Cela intervient un an avant la fin de son mandat présidentiel et l'organisation de nouvelles élections présidentielles en mai 2022.
De son côté, l'Elysée a confirmé, dans un bref communiqué, que Macron avait demandé au ministre de la Justice Eric Dupont Moretti de "soumettre annuellement au Parlement un rapport détaillé sur la politique criminelle du gouvernement français".
Vendredi dernier, Macron a informé à la fois Chantal Arens, première présidente de la Cour de cassation, et François Molins, procureur général de la même cour, de l'initiative qu'il avait prise.
Dans une interview au quotidien "Le Monde", François Molins a critiqué tous ceux qui accusent la justice française de "tolérance" ou de prononcer des jugements légers contre les personnes dont les charges ont été prouvées.
Cela est intervenu après la controverse qui a accompagné une décision du tribunal de Paris, qui a conclu que la personne qui a tué la personne âgée Sarah Halimi n'était "pas criminellement responsable" de ses actes.
Cette décision a suscité de nombreuses réactions en France, ce qui a conduit le président Macron à demander la modification de l'article qui stipule : « Quiconque a commis un crime sous l'influence de la drogue est exonéré de sa responsabilité pénale ».
Le 19 mai, des milliers de policiers ont manifesté devant l'Assemblée nationale française pour dénoncer "la lenteur des juges dans leur travail et le prononcé de peines légères contre certains des condamnés".
Des membres des partis de droite "Républicain" (centre) et Rassemblement national (extrême droite) ont participé à cette manifestation et ont exprimé leur solidarité avec la police.
Dans une déclaration à l'Agence France-Presse, Eric Ciotti, député à l'Assemblée nationale française, a déclaré que "le dialogue national global que Macron organisera n'est qu'un voile visant à dissimuler l'absence de réformes dans un système judiciaire malade". ajoutant que "la justice n'a pas besoin d'être l'otage d'une campagne électorale" (il parle des prochaines élections présidentielles), mais elle a besoin de mesures concrètes et réalistes".
"Ce qu'on ne veut pas, c'est que ce dossier se transforme en chamaillerie politique ou électorale un an avant la présidentielle", a ajouté Jérôme Gavaudan, président du Conseil national des barreaux, qui regroupe 70.000 avocats, ajoutant qu'il avait reçu "positivement l'initiative lancée par Macron."

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