Différentes stratégies de Macron et Le Pen pour attirer les électeurs.
L'affrontement entre Emmanuel Macron et son adversaire au second tour de l'élection présidentielle, Marine Le Pen, se démarque par un caractère médiatique, après le début de la campagne pour le second tour, Macron remet les pieds sur terre, tandis que la candidate d'extrême droite cherche à prouver qu'elle est faite pour gouverner.
Après son premier grand rassemblement électoral depuis le premier tour jeudi soir à Avignon dans le sud de la France, la candidate d'extrême droite du Rassemblement national a participé vendredi à des émissions matinales locales avant de faire le tour de la région.
De son côté, le président sortant, qui s'est rendu jeudi au Havre dans le nord du pays et s'est penché sur les questions environnementales, a été l'invité d'une heure de la radio France Info le matin avant de se déplacer le soir aux plateaux de "France 2".
A neuf jours du second tour de la présidentielle, Macron maintient son avance dans les sondages.
Il est à noter que la campagne de Macron au second tour est différente de la campagne du premier tour, qui s'est déroulée à la lumière de la guerre d'Ukraine, qui a pris le pas sur ses efforts diplomatiques.
Avec le début de la campagne du second tour ce week-end, Emmanuel Macron a considérablement réduit ses activités diplomatiques à l'étranger, Et s’est plus penché sur les visites sur le terrain avec des rencontres et des échanges, des fois un peu chauds, tout en se mêlant à la foule.
Le changement de ton et de rythme adopté par Marine Le Pen, qui menait quelques semaines plus tôt une campagne discrète, centrée sur la visite des petites villes de la "France oubliée" et sur la question du pouvoir d'achat, est aussi remarquable.
Le Pen a laissé les déclarations les plus extrêmes sur l'immigration à son rival dans les rangs de l'extrême droite, Eric Zemmour, ce qui reflète une tentative d'adoucir son image tout en maintenant son programme. Depuis lundi, elle fait le tour des médias et tient des conférences de presse sur la réforme institutionnelle et la politique étrangère, deux dossiers souverains par excellence.
Céline Braque, directrice générale de l'institut indépendant Odoxa, a expliqué : "Emmanuel Macron considère qu'il est temps de prendre des risques, alors que pour Le Pen le moment n'est pas encore approprié".
Et elle de poursuivre : « Le Pen fait tout pour ne pas risquer de réveiller l'image de la candidate dangereuse. Elle ne met plus le nom de Le Pen sur les affiches et dans ses publications elle ne parle presque plus d'immigration."
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